Modem Montrouge

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Nucléaire + Sarkozy: par ici la sortie ?

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La récente et dramatique actualité au Japon relance la question de la suppression de l’énergie nucléaire. Les écologistes (Verts-Europe Ecologie) montent au créneau pour demander un référendum sur l’arrêt du nucléaire. N’en déplaise aux loups qui hurlent à la récupération, il n’y rien de surprenant à cela, ils sont dans leur rôle.

« Naturellement favorables à la démocratie représentative, nous ne sommes          pas hostiles pour autant à la démocratie participative, particulièrement sur de tels sujets. Nous ne pouvons que soutenir cette initiative de salubrité publique. Nous y sommes favorables, pour peu que les citoyens se prononcent en ayant connaissance de la réalité du nucléaire en France et des conséquences réelles (positives et négatives), d’une telle décision sur leur quotidien. Un référendum et  un débat oui, mais pas dimanche prochain. Les élections cantonales ne sont pas  un référendum, d’autant moins que le Conseil Général n’a pas dans ses compétences le destin énergétique du pays.» déclare Boris GILLET candidat démocrate et centriste indépendant au Conseil Général de Hauts-de-Seine à Montrouge.

Le nucléaire : un débat au MoDem Montrouge déjà en décembre 2009.

C’est à l’initiative de Boris Gillet et de la section locale du Mouvement Démocrate que nous avions reçu, à la Maison des Associations de Montrouge, pour une conférence débat sur les déchets nucléaires, deux spécialistes proches du réseau Sortir du Nucléaire :

  • Laetitia CAROUGEAT – Présidente de l’association Auxon dit non et porte parole du collectif Fédération Grand Est – Stop aux Déchets Nucléaires
  • Michel GUÉRITE – Président de l’association “La Q.V.” (La Qualité de Vie)

Bien malheureusement, le séisme qui a frappé le Japon et ses conséquences immédiates confirment la réalité des risques encourus et nous interrogent à nouveau sur les dangers de cette énergie.

3 étapes liées à la production d’énergie nucléaire présentent des risques de pollution majeurs :

L’extraction d’uranium.                                                                                                                                                                 A titre d’exemple, en France, bien que l’exploitation des gisements d’uranium ait cessé, le département du Limousin subit encore les conséquences de cette activité, en particulier au niveau des nappes phréatiques. Les mines étant fermées en France, c’est à l’étranger (Tchad, Niger…) que nous nous fournissons. Pour sécuriser nos approvisionnements, nous déployons nos troupes, nous payons des rançons à Al Qaida… Ces coûts sont-ils intégrés dans la facture énergétique ?

La production est également polluante.                                                                                                                      Certes, elle est très faible tant que le « risque nucléaire » ne s’est pas réalisé. Mais lorsqu’il se réalise, ce sont les pires cauchemars de l’humanité qui ressurgissent. Sommes-nous concernés ?  Oui. En France la plupart des centrales ont été construites pour trente ans. Cependant, la majeure partie de ces équipements est en activité depuis plus de cinquante ans. Et Paris n’est éloignée que de 70 km de la centrale de Nogent-sur-Seine, toutefois l’une des plus récentes.

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Carte des centrales nucléaires en France.

(Source :Fessenheim.org-réseau sortir du nucléaire)


 

L’enfouissement des déchets. Là aussi, les chiffres parlent d’eux-mêmes :  de 200 ans (gants de travail) à 2 000 000 d’années (déchets de plutonium) pour que disparaisse la radioactivité produite par l’exploitation humaine de l’énergie nucléaire. En France, les sites d’enfouissement sont prévus pour être exploités soixante ans… Et après ? Rien. Un beau cadeau pour les générations futures, non ?

Sommes-nous concernés ? Oui. Le site d’enfouissement le plus proche de nous, se trouve sur le plateau de Saclay (CEA), dans l’Essonne.

Alors oui, le débat mérite que l’on s’y arrête et que l’on y consacre le temps nécessaire. Le temps d’évaluer nos besoins énergétiques et d’identifier les réponses propres et économiquement durables, qui permettront d’y répondre en se substituant efficacement au nucléaire et aux énergies fossiles.

Il est bien évident que le changement ne saurait être brutal.

N’en déplaise à M. le Président de la République, il est légitime de s’interroger.  Nier l’évidence n’est pas une bonne stratégie. Bien prendre la mesure de l’ampleur d’une telle catastrophe à l’échelle d’un état, et anticiper ses répercussions à l’échelle mondiale, ce n’est pas alarmiste, c’est lucide (ces deux derniers jours, la chute de la bourse de Tokyo a entraîné une perte de 500 milliards d’euros pour le Japon, l’équivalent du coût de cinquante centrales nucléaires).

Stopper le recours au nucléaire apparaît de plus en plus comme une nécessité vitale. Cela ne sera ni rapide, ni gratuit. Les sacrifices seront importants pour l’ensemble  de la population. Chaque citoyen doit le savoir, en mesurer le prix et le poids pour prendre une décision en toute connaissance de cause.

Ne tombons pas dans les travers de la majorité UMP-NC qui consiste à crier au feu pour pouvoir légiférer à la va-comme-je-te-pousse sans jamais éteindre les incendies. Ils ne font que  couver un temps avant de se rallumer avec plus de force et de vivacité. Les résultats de Marine Le Pen dans les sondages en sont   une nouvelle preuve…

Les démocrates sont prêts à en débattre avec tout ceux que cela préoccupe, écologistes ou pas, à Montrouge comme ailleurs.

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