Une grande perdante: l’Europe.
Avec guère plus de 40% de participation au scrutin des élections européennes, c’est toute l’Europe et surtout le parlement Européen qui sortent affaiblis du scrutin de Dimanche dernier. Car ce résultat n’est pas que Français, mais semble bien correspondre à une vague de fond partout dans l’Union.
Au delà, c’est l’idée européenne et ses origines humanistes qui sont remises en question. La radicalisation à gauche (avec plus de 20% des voix) comme à droite (l’extrême droite Le Pen / De Villiers approchant les 12% à ajouter au piètre 28% de la liste UMP bleu foncé – Nouveau Centre - Gauche Moderne) sont-ils seulement les conséquences de la crise que connaissent aujourd’hui le capitalisme et la mondialisation qui l’accompagne ? N’est-ce pas là aussi l’échec patent, tant de la politique menée depuis 2 ans par le chef de l’Etat, que sa volonté de ne pas faire exister ce scrutin dont le résultat, en cas de mobilisation, aurait pu lui être très préjudiciable sur le plan intérieur ?

